samedi 12 novembre 2011

La rubrique "Matristique"


La culture matristique s’est épanouie dans l’histoire sur la base de l’attention, de la confiance totale, du respect mutuel et de la collaboration solidaire qui ont marqué la convivialité de nos premiers ancêtres et marquent la relation mère - enfant de notre enfance.
Traduite en termes de relations économiques et politiques, la culture matristique promeut la démocratie économique et politique, comprise comme coopération, partage et co-participation, qui font partie des émotions fondamentales inspirant l’action de surmonter le manque, et comme distribution participative, qui vient remplacer l’appropriation et la centralisation. C’est un moment que nous pouvons appeler socio-économie mixte, quand deux modes de production différentes coexistent, l’un informé par la culture patriarcale, l’autre par la culture matristique.



C'est Marija Gimbutas qui est à l'origine de ce terme, pensant que le matriarcat, théorisé, ne correspond en rien à la réalité historique. Donc, dans cette rubrique, nous nous intéresserons aux études sur les sociétés matristiques, matrilocales et matrilinéaires comme les Amazones, les Lemniennes, les habitantes de Lesbos ou encore les Iroquois, les Trobriandais et les Mosuos.

La matristique est présentée comme un type de société non-sexiste, au sens moderne du terme ; elle n'auraient pas entraîné de rapports de domination d'un sexe sur l'autre. Sociétés fort peu hiérarchisées et horizontales, la sexualité est non répressive et l'homosexualité n'est pas réprimée.

Les sociétés matristiques ont existé depuis l'Aurignacien jusqu'au paléolithique inférieur, jusqu'au début des temps historiques, vers -3000, où le patriarcat s'est peu à peu institué.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire