vendredi 9 décembre 2011

Gaïa, la déesse primordiale


Gaïa, est une déesse primordiale identifiée à la Déesse mère. Elle est l'ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreuses créatures.

Elle est largement évoquée dans la Théogonie d'Hésiode : au commencement est le Chaos, une profonde crevasse, suivie par Gaïa et Éros (l'Amour).
Gaïa donne naissance dans un premier temps (sans intervention mâle) à Ouranos (le Ciel), Pontos (les Mers et les Océans) et à Ouréa (les Montagnes). Unie à Ouranos, elle donne ensuite naissance aux Titanides (divinités de très grande taille). Ouranos obligeait Gaïa à garder leurs enfants en son ventre, sinon il les jetait dans le Tartare.
Joséphine Wall

Le dernier des Titans, finit par émasculer son père à l'aide d'une faucille d'airain que lui aurait fourni sa mère. Le sang d'Ouranos féconde alors Gaïa, laquelle enfante les Érinyes.
Fécondée ensuite par son fils Pontos, elle engendre les divinités marines primordiales : les Néréïdes, puis Céto et Eurybie. Avec Tartare, elle donne naissance à Échidna. Plusieurs autres maternités lui sont également attribuées.

Les principaux enfants de cités par les traditions posthésiodiques sont :

les trois Moires 
les trois ou quatre Muses primitives
Joséphine Wall



La Terre-Mère des anciens est presque toujours désignée sous les noms de Gaïa ou Gé en Grèce. Mais au gré des traditions tardives, elle se confond, notamment chez les poètes, avec d'autres puissances fécondatrices, telles la déesse-mère phrygienne Cybèle (plus fréquemment assimilée à la Rhéa grecque). Eschyle considère pour sa part qu'elle ne fait qu'une avec Thémis (Prométhéa enchaînée).
Dans la tradition gnostique au sens le plus élargi, la Terre-Mère est formée de la Sophia-Terrestre (la sagesse), rejetée du Plérôme où l'engendra à elle seule la Sophia du Dodécade. Elle erre ainsi, disséminant à travers le Kérôme, et ne faisant bientôt plus qu'un tout avec le plan terrestre.
Kei Tawara


Lovelock et l'hypothèse Gaïa

Pour illustrer sa théorie - appelée hypothèse Gaïa - l'écologiste anglais James Lovelock utilise, le nom et l'image de la déesse mère Gaïa, personnifiant « la Terre comme un être vivant ». Selon lui, la Terre est un système intelligent, s'autorégulant, et voulant permettre le développement de la Vie, objectif permis au moyen des lois garennes.

À sa suite, des courants du New Age revendiquent la notion et développent des théories Gaïa.
Liiga Smilshkalne



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